Table of Contents
- Qu'est-ce qu'un principe actif dans une plante ?
- Les principaux actifs drainants, plante par plante
- Vigne rouge, chardon-Marie, gaillet : des plantes décrites par leur allégation
- Extrait, poudre ou tisane : la forme change tout
- Un actif n'est pas une promesse
- Un complément aux plantes drainantes ?
- Sources
Un principe actif drainant est la substance d'une plante à laquelle on attribue son usage drainant : le potassium des feuilles de bouleau, la caféine du thé, les coumarines du mélilot, l'escine de la graine de marron d'Inde. Mais la plante ne fait pas tout : la partie utilisée, la forme et la dose comptent autant. Pour l'usage de chaque plante, voyez notre guide du draineur naturel.
Il suffit de retourner une boîte de draineur pour se sentir perdue : des noms latins, des « extraits titrés », des « actifs végétaux ». Voici ce qui se cache derrière ces mots, sans jargon.
Qu'est-ce qu'un principe actif dans une plante ?
Une plante contient des centaines de substances. On appelle principe actif celle, ou le groupe de celles, à qui l'on attribue son usage. Pour les plantes associées au drainage, ce sont souvent des minéraux, des tanins, des flavonoïdes, des coumarines ou des saponines.
Trois choses font varier ce que vous recevez réellement :
- La partie de la plante : la feuille, la racine, la fleur ou la graine n'ont pas la même composition. La feuille de pissenlit est traditionnellement utilisée pour favoriser l'élimination rénale de l'eau, sa racine pour la digestion.
- La préparation : l'eau chaude d'une tisane n'extrait pas les mêmes substances qu'un extrait préparé en laboratoire.
- La dose : une pincée de plante dans une tasse et un extrait concentré ne se comparent pas.
Les principaux actifs drainants, plante par plante
Le tableau résume quelques plantes courantes dans les draineurs, la substance qu'on met en avant pour chacune et la précaution à connaître.
| Plante | Partie utilisée | Substance mise en avant | Usage traditionnel | Précaution |
|---|---|---|---|---|
| Bouleau | Feuille | Potassium | Traditionnellement utilisé pour favoriser l'élimination rénale de l'eau | Avis médical en cas de maladie du cœur ou des reins |
| Marron d'Inde | Graine, en extrait | Escine | Usage traditionnel pour le confort et la lourdeur des jambes | Jamais de tisane maison de marrons |
| Mélilot | Sommités fleuries | Coumarines | Usage traditionnel pour la lourdeur des jambes | Avis du pharmacien si vous prenez un traitement qui fluidifie le sang |
| Thé vert | Feuille | Caféine | Boisson qui fait un peu uriner | À éviter le soir, à limiter si vous êtes sensible à la caféine |
Le potassium des feuilles de bouleau
Le bouleau est traditionnellement utilisé pour favoriser l'élimination rénale de l'eau. Selon le Vidal, cet effet est attribué au potassium que contiennent ses feuilles, d'après des travaux menés chez l'animal. La même fiche donne une consigne pratique : boire au moins 2 litres d'eau par jour pendant la cure, pour que les reins aient de quoi travailler. Les plantes de cette famille ont leur propre article, sur le diurétique naturel.
L'escine du marron d'Inde, sans æsculine
Le marron d'Inde est employé traditionnellement pour le confort et la lourdeur des jambes. Sa substance la plus connue est l'escine. Mais la graine contient aussi l'æsculine, une substance toxique : le Vidal conseille de préférer les extraits qui en sont dépourvus. La plante s'utilise donc en extrait préparé, jamais en tisane de marrons ramassés au parc.
Les coumarines du mélilot
Le mélilot est traditionnellement utilisé pour la lourdeur des jambes. Il contient des coumarines, des substances qui agissent sur la coagulation du sang, comme le rappelle le Vidal. Si vous prenez un traitement qui fluidifie le sang, demandez l'avis de votre pharmacien avant toute tisane ou tout complément au mélilot.
La caféine du thé
Le thé doit sa réputation drainante à sa caféine. Selon le Vidal, elle augmente la production d'urine à partir d'environ 60 mg, soit une à deux tasses selon le thé. Elle agit sur les reins, pas sur la circulation de la lymphe.
Vigne rouge, chardon-Marie, gaillet : des plantes décrites par leur allégation
Certaines plantes très présentes dans les draineurs ne sont pas décrites par leur composition sur les étiquettes, mais par une formule prudente qui dit à quoi elles contribuent. Pour trois d'entre elles, la voici :
- la vigne rouge, qui contribue à une bonne circulation sanguine des jambes ;
- le chardon-Marie, qui contribue au maintien d'une fonction hépatique normale ;
- le gaillet gratteron, qui contribue au maintien d'un flux lymphatique sain.
Ces formules décrivent ce à quoi chaque plante contribue, sans promettre de résultat : c'est ainsi qu'une étiquette sérieuse les présente.
Extrait, poudre ou tisane : la forme change tout
La même plante peut se présenter sous trois formes, qui ne se valent pas :
- La tisane extrait surtout ce qui se dissout dans l'eau chaude. Elle a un avantage simple : elle fait boire.
- La poudre de plante, en gélule, contient la plante entière broyée, dans des quantités souvent modestes.
- L'extrait concentre certaines substances à l'aide d'un solvant (eau, alcool). Un extrait dit « titré » ou « standardisé » garantit une quantité donnée d'une substance de référence d'un lot à l'autre.
C'est pourquoi deux produits à base de la même plante peuvent être très différents. Pour comparer, regardez la partie utilisée, la forme et la quantité par dose journalière, plutôt que la liste des noms seule.
Un actif n'est pas une promesse
Pour les compléments alimentaires, les allégations liées aux plantes sont encore en attente d'évaluation au niveau européen. Les étiquettes s'en tiennent donc à des formules d'usage traditionnel ou à des formules autorisées commençant par « contribue à ». Méfiez-vous des promesses chiffrées ou des « actifs » présentés comme capables de faire fondre quoi que ce soit : ce n'est pas le rôle d'un draineur.
Un actif naturel reste une substance active. Les compléments n'ont pas de notice obligatoire, rappelle l'ANSES, qui a rassemblé les précautions d'emploi de 118 plantes : interactions avec des médicaments, contre-indications, durée maximale. La fiche Vidal du bouleau, par exemple, le contre-indique en cas d'œdème lié à une maladie du cœur ou des reins.
Chaque plante a ses mises en garde, y compris les plus connues, comme l'explique notre article vigne rouge danger.
Un complément aux plantes drainantes ?
Le complément Lynae
En complément d'une bonne hydratation et de la marche, le Complexe Drainant réunit trois plantes :
- la vigne rouge, qui contribue à une bonne circulation sanguine des jambes ;
- le chardon-Marie, qui contribue au maintien d'une fonction hépatique normale ;
- le gaillet gratteron, qui contribue au maintien d'un flux lymphatique sain.
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Découvrir le Complexe DrainantSi vous prenez un traitement ou avez un problème de santé, demandez conseil à votre pharmacien ou à votre médecin avant tout complément.
Sources
- Vidal, « Bouleau » (phytothérapie) : vidal.fr
- Vidal, « Marronnier d'Inde » (phytothérapie) : vidal.fr
- Vidal, « Mélilot » (phytothérapie) : vidal.fr
- Vidal, « Théier, thé vert » (phytothérapie) : vidal.fr
- ANSES, « Compléments alimentaires à base de plantes : meilleure information des consommateurs » : anses.fr
Cet article est informatif et ne remplace pas l'avis d'un professionnel de santé.
FAQs
Quel est le drainant le plus efficace ?
Il n'y a pas de classement qui vaille pour tout le monde. Les plantes de l'élimination de l'eau agissent par les reins, celles des jambes concernent le confort veineux, et le mouvement reste le premier moteur de la lymphe. Le bon choix dépend donc de ce que vous ressentez, puis de la forme, de la dose et des précautions indiquées sur l'étiquette.
Qu'est-ce qu'un extrait titré ?
Un extrait titré, ou standardisé, est un extrait de plante dont la teneur en une substance de référence est mesurée et garantie d'un lot à l'autre. C'est un repère de régularité : vous recevez la même quantité à chaque prise. Ce n'est pas, en soi, une promesse de résultat, et la dose journalière reste à respecter.
Un actif naturel est-il sans risque ?
Non. Naturel ne veut pas dire anodin : une plante contient des substances actives, qui peuvent interagir avec un médicament ou être déconseillées dans certaines situations, par exemple une maladie du cœur ou des reins. Lisez les précautions de l'étiquette et parlez-en à votre pharmacien si vous suivez un traitement.